qui suis-je ?

Anne Assié dit Nancy Sulmont-A
née le 25 mars 1964 à Chatenay Malabry (92)
Vit à Nantes, 35 rue de la croix rouge, lieu dit Le petit jaunais
Mariée, deux enfants
Micro-entrepreneure Designer Graphic
inscrite à la Maison des artistes

REPÈRES CHRONOLOGIQUES

1975 – 1987
Journal « Le petit jaunais » pièce unique, à destination première de la famille picarde, « Diffusion » par voie postale aller-retour . La collection complète compte pas moins de 71 numéros.

1979-1981
La Maison de Quartier de Doulon et le ciné-club du lycée de La Colinière sont sujets pour la réalisation d’affiches et de dépliants au CRAN (Centre de Ressource Audiovisuel Nantais).

1982
Baccalauréat série D

1987
Élévation V.I.P. de « La penderie », chef d’œuvre à bras pour l’obtention des félicitations du jury de l’école des Beaux Arts de Nantes, section Art.

1988-89
Une année d’« Histoire de l’art » dans le cadre universitaire vient ouvrir mon érudition plutôt visuelle et « sans importance »*.
Celle ci est issue de l’exploration journalière de la « riche » bibliothèque de mon père, amateur d’arts populaires, de jeux et d’esprit, d’histoire du cinéma, des églises romanes, de P. Picasso, Miro, des éditions M. Moret et Maeght, de Sylvain et Sylvette, Hara Kiri Gotlib… que « j’aime »**.

* expression d’Alain Croix historien. ** Facebook

1988-90
Parcours initiatique.
Jean-Claude Latil, mon professeur puis mon directeur à l’école des Beaux de Nantes m’envoie en missions chez les éditeurs/imprimeurs actifs à l’époque. L’idée est de moderniser, activer, ouvrir aux pratiques éditoriales, les ateliers d’impression de l’école. C’est la naissance d’une longue complicité avec Daniel Nadaud, grand amoureux du livre qui me conseille. Je rencontre Alain Buyse à Lille, Richard Meier à Metz, Franck Bordas à Paris…

1989-92
De l’histoire de l’Art grandeur nature.
Installation à Paris à l’atelier Franck Bordas dans une pratique intensive et novatrice de la lithographie grand format avec des galeries et/ou des éditeurs parisiens avec les rencontres de Joan Mitchell, Daniel Pommereulle , Gilles Aillaud, et nombreuses collaborations lithographiques avec Michel Haas/André Dubouchet/Yves Peyré, James Brown/Yannis Kounellis/Patrice Cotensin galerie Lelong, Hervé Di Rosa/ Jean Seisser, Robert Combas/Jean Attali, François Boisrond/Ville de Paris…

1990-93
L’outil de l’indépendance.
Les recherches autour de l’invention de « La presse à poing » seront déterminantes pour la suite. Dépôt d’un brevet à l’INPI, exposition et édition en live du « Journal de la presse à poing » avec une trentaine d’artistes dont Gérard Fromanger dans la galerie Claude Samuel à Paris transformée en « Manufacture » par Daniel Nadaud et Pierre Tilman.

1993
Marché de l’art.
Avec un stand de neuf mètres carré pour montrer le début d’une « Collection Nancy Sulmont », je participe au SAGA, salon spécialisé dans l’édition originale à tirage limité, moderne et contemporain au Grand Palais à Paris. Fernando Puig Rosado dessine le visuel, F. Bordas imprime l’affiche, les médias dans un contexte de crise économique s’amusent de mon naïve et audacieux engagement.

1993-2013
Forte de cette expérience « cosy » Le petit jaunais-Nancy Sulmont sarl est immatriculée le 1er avril 1993. Une entreprise quasi familiale avec Jean-François Assié. Artiste, écrivain, il est un partenaire discret et dévoué pendant 20 ans.

La presse a poing est son outil archétype. Les développements connexes et annexes à cette invention dont le libellé du brevet s’avère programmatique sont l’objet de cette entreprise. La presse à poing évolue sur 25 ans ; son ergonomie et son design changent pour ouvrir ses usages et ses usagers. Cet objet fantasque et émancipateur devient concrètement un formidable outil de relations sociales, d’expressions et in fine pédagogique.

D’autres inventions viendront s’ajouter à celle ci : libération dans le choix de la pierre à lithographier, création de mobiliers d’exposition comme par exemple les Cabines qui font l’objet d’une enveloppe solo à l’INPI…

S’en suivent des coopérations avec des centaines d’artistes, auteurs, néophytes nourrissant un catalogue de milliers d’éditions sur papiers réalisées dans des ateliers improvisés, souvent mis en scène dans des endroits et sous des formes les plus improbables.
Une mise en scène qui fait figure de point d’orgue : « Le ballet lithographique » sur la scène du Grand R à la Roche-sur-Yon en 2010.
Une performance artistique et éditoriale conçu par Le petit jaunais, Carole Douillard, Marc Perrin, Frédéric Laé, et moi même en réponse à la « carte blanche » donnée par l’Université de Nantes. Les publics y sont mis à l’épreuve
.
La diffusion
Le petit jaunais commercialisent ses éditions lors de salons, de tournées commerciales, sur le website ou tout simplement à l’atelier.
Quelques galeries ou librairies sont parfois le lieu de dépôts.
Les artistes associés diffusent leurs « parts du butin » sur leurs propre réseaux.
Certaines bibliothèques comme Saint Herblain/Nantes, Rennes, Caen-la-Mer mettent à disposition dans leur fonds patrimoniaux des livres Le petit jaunais

2013-…
Artiste en édition, je me présente.
Le petit jaunais continue. Jean-François Assié poursuit son propre chemin.
Les relations avec les artistes évoluent et changent, mes dessins, mes textes en dialogue avec les artistes ou non sont au centre de mon travail. Les moyens de les produire se démultiplient. La lithographie côtoient des techniques traditionnelles ou inventées. Les dernières innovations numériques entrent en jeu. D’autres formes artistiques se déploient entre œuvres et commentaires formalisés.
Estampe, dessin, livre d’artiste, costume de fiction et autres volumes, performance-dispositif, résidence-mission…

2018

Inscription à la Maison des artistes.
Les collaborations continuent. Les expérimentations personnelles aussi.

2019

Je participe à des résidences d’artistes : EPSM Val de Lys Artois (62), Grange Dîmières (38), La Pratique à Vatan (36)…

Création d’un nouveau site satellite de celui du petit jaunais rassemblant les productions plutôt personnelles et proposer une lecture synthétique.