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Foire à l’édition à la Bibi de Caen 3 déc. 22

dans le cadre de la semaine des éditions d’art, cette Foire à l’édition, installée dans l’ancienne bibliothèque de Caen, m’accueille avec une vingtaine d’autres , le samedi 3 décembre de 10h à 19 h :

Anaïck Moriceau, L’Artothèque, Atelier Marie-Sol Parant, La Belle Époque, Courte Échelle, Déjà vu, Les Dispersées, La Fabrique des Signes, L’Encrage, Lendroit Éditions, LJMTL, Ok, Le Petit Jaunais, Plein Temps Libre, Rayon, Sombres Torrents…

L’occasion de présenter mes dernières éditions avec Jean-Claude Mattrat, virtuose de l’anagramme : cinq dépliants, dépliants courts, cours de lithographie illustrés par sa poétique littérature, un rien sarcastique…

Une tombolalitho pour apprécier deux tirages, celle de la lithographie (anagrammée bien sur) à gagner !

Ton billet dès 10h, les tirages gagnants à 17h30…

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ENFANCES

Une exposition collective à la galerie Cécile LOIRET à Vannes (56)

Commissaire associé Philippe Renaud.

Où ma madeleine voisine « Le portrait » et « La dictée » de Proust par respectivement Pierre Bettencourt et Michel Lablais.

Juillet, aout, septembre, octobre 2022.

Vernissage le 26 juillet à partir de 18 h.

Double tirages le 30 septembre à 18 h de « Papier Bonbon » : le sort désignera les heureux gagnants de la tombola litho que j’imprimerai collantes à souhait le même jour. Billet 5€ auprès de Cécile Loiret.

Le petit jaunais est largement représenté avec les lithographies de

Nathalie Lété, Christine Crozat, Michel Haas,
Fernando Puig Rosado, Nancy Sulmont, Dominique Lacoudre,
Michel Lascault, Daniel Nadaud, Françoise Pétrovitch,
Les chats Pelés, Benoit Jacques, …

Mais aussi de nombreuses photographies d’anonymes ou d’artistes comme Sabine Weiss, Antoine Schneck, des dessins de James Rielly, Michel Lablais, des peintures de Marlène Moquet, … et même un Poulbot !

catalogue en ligne

« bonbon papier » toutenlitho sur le floor de la galerie le 30 septembre… En attendant ce moment adhésif à souhait, bonne visite.

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PAUV’TÂCHE

30 avril – 11 juin 2022, La Basse Cour des Miracles, Strasbourg (67)

Maria Luchankina m’a invité à l’instar de beaucoup d’autres artistes à plancher sur la thématique de cette exposition « Pauv’tâches ». Un catalogue façon fanzine devrait voir le jour avec les nombreuses réponses aux quelques questions dont voici les miennes publiée ci-dessous, illustrées par deux œuvres « ratées » et deux documents fondateurs.

Œuvre ratée
« Pinocchio »
Nancy Sulmont.
8 x 6 x 3,3 cm
bois, métal et laine
1972
Présentée sous cloche de verre h :15 cm, diamètre socle 10 cm
Sculpture collectionnée par mon père dont j’ai hérité à son décès.

Cahier de dessins biens crabouillés
« Tentatives de portraits de Daniel Depoutot »
Nancy Sulmont
cahier de 16 feuilles pliées cousues avec une couverture
28 x 20 cm
2019

Document N°1
« Le manuel de crabouillage »
Michel Lascault, Nancy Sulmont, Gilbert Lascault
cahier de 16 pages, 14,8 x 10,5 cm
Editions Le petit jaunais 2016

Document N°2
« La méthode Q »
Texte de Claire Gauzente
Copie d’un extrait de « HABITER », éditions Le petit jaunais 2019


« Qu’est ce que pour vous l’échec ? « 
Une impossibilité. Je pense que l’échec n’est pas possible en art.
Mon père me l’a signifié très jeune de façon subliminale, en conservant précieusement cette sculpture « Pinocchio ».
En 1972, j’avais 8 ans, avec mes trois frères et sœurs nous ne pouvions manquer un épisode des « Aventures de Pinocchio ».
Si fascinés et à l’instar de Geppetto, nous entreprenons de fabriquer la marionnette.
Mon grand frère en fit un grand, en pin bien poncé, articulé, peint, il me semblait presque semblable à celui qui apparaissait à l’écran.
Péniblement j’ai scié quelques maigres tourillons. Scié encore et percé à la chignole laborieusement deux liteaux.
Des clous fendent la face ridicule de ce gnome pétrifié, surmonté de quelques brins de laine et voilà, le mien. 
Ah ! Le nez oui, court, il ne ment pas… 
Un peu miteux, maladroit, court sur pattes, mal raboté, les marques de l’étau encore saillantes. La honte ! 
Et pourtant le voilà présent, lui, cinquante ans plus tard expédié dans une exposition à la Basse Cour des Miracles à Strasbourg, son épitaphe effacée. La perruque recollée. Presque manchot. Bien vivant.
Surement pas un échec, surement pas une réussite. Une émerveille. »

« La sensation de pauv’tâche ? » 
« Pauv’tâche » est le nom d’oiseau que mon grand frère sifflotait pour mépriser ce qui lui paraissait inférieur. Un compliment de fait (lire le texte précédent)
La notion de raté n’est, pour moi, pas associée à la tâche. Celle-ci est plutôt une invitation à l’invention, voir « Le manuel de crabouillage »
La sensation de raté, d’immaturité ou d’inachevé, d’incompréhension, de maladresse, d’impuissance,… tout un monde en devenir, à découvrir, à explorer.
Et puis comme dirait mon prof de typographie « faire et défaire est mon affaire ».
Pourquoi, pourquoi garder quelque chose de supposément « raté » ?
Lui assigner ce statut est déjà la distinguer du reste.
La reconnaitre dans son aspect négatif, peu flatteur, hors sujet, piteux…
Cette chose devient une sorte de marqueur. Un (dés)aveux. Une singularité.
Il y a un avant et un après.
Mise de coté elle peut être ré-évaluée plus tard.
L’ai-je regardé ? Le regard évolue avec le temps. Les regardeurs sont multiples.
L’œuvre est aussi faite par celui qui la (re)garde. La critique manifeste l’émotion. Indifférence ou fadeur, toutes expressions sont bonnes à connaitre.

« À quel moment l’artiste se dit que c’est raté, que c’est nul ? »
En ce jour de vacances de Noël 1972, en faisant ce Pinocchio je savais qu’il était raté : je voyais mon frère faire mieux.
Plus habile, plus ressemblant, plus grand, plus facilement, plus intelligemment… Mon père m’accompagnait et je ne voulais pas être en reste.
Tous les jours je me bats avec mes dessins, mes impressions lithographiques, mes sculptures…
Evacuer ce sentiment de rater par l’action. Pouvoir faire mieux, ou se décomplexer vis a vis d’autres œuvres ou artistes est une bataille permanente, une fuite en avant.
Mais l’art c’est ma vie. Seule la mort signera la fin de ce duel. Nul raté, la vie donc.

« Quelle est votre expérience avec l’échec ? »
J’accumule. Je ne jette rien et retourne voir plusieurs fois les dessins ou objets.
Un jour c’est bon, un jour ça ne l’est plus. Rien de définitif.
Faire faire faire, refaire et laisser le temps, la mise à distance et aussi le contexte, les rencontres, décider ou faire naitre l’intérêt d’une pièce.
Décréter l’échec est une évaluation de mon travail, une pratique scolaire qui me révulse, que j’applique sans doute inconsciemment ou intuitivement (j’aime, j’aime pas).
Refuser l’échec et donc la réussite c’est peut-être appliquer le système d’équivalence à la Robert Filliou de Fluxus ?
Bien fait = Mal fait = Pas fait
à laquelle je rajouterais
= Fait = Refait = Défait = Fête
Voici une autre expérience associée à l’échec, choix subjectif s’il en est, porté à l’encontre d’une œuvre : la Méthode Q, un protocole pour travailler la subjectivité des choix.
Un outil statistique que j’ai détourné avec Claire Gauzente, une amie artiste et universitaire du marketing commerciale pour l’amener dans les champs de l’art. Une mise à distance du jugement qui permet de faire émerger des œuvres avec des critères possiblement poétiques bien loin des notions d’échec et de réussite.

Juste oser voir, écrire, choisir, faire, vivre, être tout simplement.

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Des JEMA à Malicorne-sur-Sarthe les 2 et 3 avril 2022 au MAD #7 9-10-11 sept 2022

Après un une première puis une seconde annulation causées par la pandémie COVID 19 je vais enfin pouvoir participer aux journées européennes des métiers d’art (JEMA) au musée de la faïence de Malicorne-sur-Sarthe les 2 et 3 avril 2022 . Je pense y présenter pour la première fois les sculptures de porcelaines réalisées avec la complicité de Bénédicte Vallet, artiste céramiste. J’ai proposé également dans cette continuité une collaboration avec un.e céramiste du cru. Ce fut Yassine Boutaleb. Formé au Maroc, puis pendant quelques années, ouvrier-faïencier pour les faïenceries « Bourg-Joly » à Malicorne, il se lance en indépendant. Pour partager nos compétences, nous nous sommes retrouvés pour un premier atelier de lithographie sur ses terres colorées, les 10 et 11 mars 2020, à Malicorne. « Harmonie fanée », mes lithographies sur bois peints ont servi d’esquisses au projet. Les plaques percées sont enfin cuites ce 17 mars 2022. J’ai hâte de retrouver ce travail et de le partager avec les visiteurs des JEMA. Donc à très bientôt…

Nous avons travaillé à la réalisation de plaques, tuiles, boutons, galettes, parsemés de trous et encoches pour recevoir des clous en terre ou des fil, ficelle, cordelette ? Nos compositions ou motifs en aplats de couleurs minérales sont modulés par les impressions lithographiques chargées d’émaux aux couleurs inspirées par les mousses joufflues de cet hiver particulièrement arrosé. La cuisson a eu le dernier mot deux ans plus tard après un séchage prolongé par le musée resté fermé plusieurs mois suite aux mesures de confinement.

Les plaques de faïences enfin cuites ce 17 mars 2022.

Été 2022, je travaille sur une série que j’intitule « Tableau de terre », associant papier et terre lithographiés.

Apparaissent ensuite cette collection de « Biscuit fleuri ».

Que je présente à mon cou table B16 au salon MAD (Multiple Art Days) #7

les 9, 10 et 11 septembre 2022.

ma participation au MAD 9,10,11 sept 2022

à la Fondation Fiminco à Romainvile

J’amène des fleurs, des séries de lithographies

« Harmonie d’hivers », « HIP POP POURRI », « Harmonie fanée » 

quelques spécimens de « FANE » réalisés avec Philippe Cognée

des livres, cahiers des éditions Le petit jaunais

l’inépuisable « Le manuel de Crabouillage » auxquels j’ai contribué avec Michel Lascault, Gilbert Lascault

Pour le MAD talks, je propose la « Litho à quatre feuilles » dans l’ espace dédié de la mezzanine le 11 à 17 heure.

L’impression d’une édition porte-bonheur sur le coin d’une table avec une bassine d’eau.

« Litho à quatre feuilles » lot aux heureux gagnants du tirage au sort des billets distribués à prix libre à ma table B16 ou dans les allées (mon manteau y invitera).

Pièces montées à la POISSONNE-RIE

Douzième évènement organisé par l’association nantaise ART4ART4, cette exposition rassemble le WE du 25 au 27 mars de 12 à 18 h. une bande d’artistes plasticiens plutôt figurati’ffes, colo-pas-tristes dans les salles de la « Poissonne-rie » 24 bd de la Liberté. Je tente cette première participation suivant la règle et dans le ton de cet étalage avec 12 portraits en pièces montées de lithographies pâtissières et boulangères encadrés de blanc. Prix de 60 à 200 €.

PERSPECTIVE CALCAIRE

Résidence d’artiste à l’atelier V dans la cité troglodyte de Turquant (49)

16 – 27 juin 2021

Artiste en édition, alias Le petit jaunais, je fais évoluer depuis quelques années mes collaborations éditoriales centrées sur la lithographie vers une pratique artistique pluridisciplinaire où je repense ma place et celles de mes partenaires, auteurs, spectateurs dans les jeux de l’imprimerie et de l’édition.

En 2019, « Le reuse » , « Mécanique des fluides », « Le costume phare du corps », en 2020 « Statuts », des résidences d’artistes qui ont singulièrement marqués mon travail par leurs contextes, les rencontres et collaborations.

Ma présence du 16 au 27 juin 2021, dans cet atelier troglodyte s’inscrit dans cette continuité. L’hôtesse de ce lieu, Aurore Besson, sculptrice, héberge des pierres calcaire venues des quatre coins de l’Europe avec lesquelles, elle a, un peu lithographe, partagé leurs mémoires. Une incitation à installer mon atelier volant de lithographie et de poursuivre sur ces pavés mon journal +/- intime : la petite bande. Sans préjuger de ce que ce séjour pourra faire naitre dans l’intimité de cet environnement calcaire humide et frais.

J’amène mon vélo, la Loire coule au pied de l’atelier V, doublée de sa fameuse piste cyclable. DRELING DRELING

Ouvert aux publics de 15 à 18h.

Les TRUQUE de Turquant, une suite de lithographies nait de cette semaine en immersion. Clique CLIC pour y accéder.

La petite bande N° 49 « Cœur de pierre »

La petite bande

PRÉSENTATION DES ÉDITIONS ET MAGASIN EN LIGNE

Abonnement à La petite bande par internet

Chaque dimanche, mon journal de bord illustré par une petite bande différée. Participation libre à l’expédition par la messagerie ymlp pendant un an. Merci de me transmettre ton adresse email.

1,00 €

La petite bande, apparait dès le premier confinement le 17 mars 2020 (jauniblog + verdublog) puis reprise en septembre la même année. Elle s’impose comme un exercice journalier (pas de publication le dimanche, pause aux lecteurs). Tenir ce journal m’apporte du recul devant certains évènements envahissants.
J’ai commencé sous la forme d’une lettre à ma mère. Elle est confinée dans son ehpad. D’elle, je redoute et recherche le regard critique et sans pitié.

Chère Nicole. Trente unième jour de confinement.

Parfois une chanson (chanson express de PK) est le texte de la bande, mais ce n’est pas toujours le cas.

La petit bande N°36 « Dentifrice » 3 décembre 2020 (extrait)

Ça dépend, de mes humeurs, de ce que chacun me dit ou m’écrit et qui peut faire l’objet de la bande.

La petit bande N°33 « Cher Jean-Marie » 30 novembre 2020 (extrait)

Début septembre, le récit de ma fuite face à la violence conjugale.

La petite bande N°7 « Déterminée » 5 novembre 2020 (extrait)

Ensuite, Nadège Momie m’a confiée ses textes anciens dans lesquels je retrouvais mes tourments ou des tensions similaires que je voulais dépasser.

La petite bande N°30 « Les anges déchus » 26 novembre 2020 (extrait)

Vient le détachement, le retour aux plaisirs de jouer avec ces gris de graphite et cette lumière de papier qui peine à en sortir.

La petite bande N°51 « G.A.D. » 23 décembre 2020 (extrait)

La petite bande est le titre générique, à la fois la forme, il s’agit en fait d’une seule bande de 77 cm de long, coupée pour le scanne et l’envoi par mail.
Et c’est aussi ceux et celles à qui je l’envoie, mes ami.e.s, confidents.

Sur ce site je propose une version imprimée, the fanzine réclamé par Jean Attali en noir sur papier, roulée (tarif frais d’envoi compris) :

Accès au sommaire des petites bandes en cliquant sur la ligne

G.A.D. (Geste Artistique Décroissant) a exposé en janvier 2021 « La petite bande ». Un concept de Claire Gauzente situé au 7 rue du Général de Wet à Nantes 44100 (quartier Chantenay).
Suivez GAD sur VIMEO

Une « petite bande »

Pour recevoir 1 seule « petite bande » roulée. Merci de préciser, le numéro de la petite bande et l’adresse postale d’expédition.

12,00 €

7 « petite bande »

Pour recevoir 7 « petite bande » roulées. Merci de préciser, les numéros des petites bandes, l’adresse postale d’expédition.

55,00 €

Retrouver les petites bandes lithographiées sur le site Le petit jaunais. Cliquer sur la photo pour accéder au catalogue.

« Lys-moi bijou »
« Serre-moi dans tes bras »
« Cuit cuit »
« Le tour du vélo »
« Les zuzagères »
« Les zuzagers »
« On est trois à l’atelier »
« Majorette »
« ALUMINIUM »
« O clair de la lune« 
« Lemercier & cie »
« Gorilles à l’estragon »
LITHOGRAPHIE 2

Quels arguments pour convaincre un libraire de mettre en rayon puis à son prospect d’acheter ce petit cahier à un prix mirobolant ?

cliquer sur l’icône pour accéder à sa description

L’objet

Titré « catalogue à …. balles » ce petit cahier au format A5, compte 38 pages dans une couverture, légèrement cartonnée, au motif léopard noire, d’où émergent en blanc un titre trivial intégrant un « champ à remplir » et quatre noms, auteurs presque inconnus. Prix public : 50€.

Les contributeurs

À l’initiative de ce projet, j’y ai contribué à plusieurs niveaux.
Mon statut d’auto entreprise Le petit jaunais couvre l’édition, le traitement des images, la conception graphique, la production et la diffusion.
Artiste, je suis l’auteure des œuvres reproduites avec Philippe Cognée artiste peintre reconnu, de l’architecture du cahier.

Qui sont mes partenaires ? L’imprimeur avec qui je travaille la qualité d’impression depuis plusieurs années

Guillaume Fougerat, linguiste de formation, découvre ma démarche artistique. Nous travaillons ensemble son texte.
Benoit Decron, conservateur du Musée Rodez, critique d’art, avec qui j’ai déjà travaillé entre autres : « Le petit jaunais est là » catalogue édité par le Centre d’art de Chatellerault. Il a initié une première collaboration avec Philippe Cognée en 2001.

L’économie de ce livre

L’économie(s) du livre est ce qui fabrique le prix et vice et versa.
Le prix que je donne à mon livre génère une économie.
Il s’inscrit dans un contexte plus large, lui même économique, culturel, esthétique, stratégique, celui de mes éditions sur presque 30 ans, et des éditions concurrentes. Le prix coutant d’un tel produit culturel dans la chaine du livre prend en compte :
– la conception éditoriale
– les avances sur les droits d’auteurs
– la conception graphique
– les crédits photographiques
– l’impression
– la communication
– la diffusion
Chaque étape est correctement rétribuée.
Une production artisanale et un tirage au coup par coup d’une vingtaine d’exemplaires.
Recherche d’un minimum de rentabilité, sans subvention, ni apport.
Une politique éditoriale activiste avec comme enjeu la recherche artistique.
Sept ans, pour la création puis le traitements des visuels, produits de l’évolution d’une collaboration artistique singulière.
Trois ans d’engagement des acteurs et auteurs pour les textes.

Le prix du livre

« Je suis un livre, achète moi maintenant » est le titre plein d’humour du livre d’artiste d’A. R. Penck. Oui, un livre s’achète, il faut bien lui mettre un prix.
Avançons pour comprendre ce qui peut motiver celui là.

La loi

Chaque livre a un prix : « le prix unique du livre » signifie qu’un livre, dans le contexte d’une politique nationale de protection de la filière) affiche le même prix quelque soit son vendeur : petites, moyennes ou grandes surfaces.
L’esthétique
Le prix, colore, parfume, est intrinsèque à l’œuvre.
Fixer le prix d’un livre est aussi important que choisir le papier, un auteur, une police de caractère. C’est une marque, un label, un étalon, une contemporanéité, une temporalité. Vecteur de sens. Politique.

Le marketing

Le prix, la forme et le fond du livre sont pensés pour séduire un ou des publics. Les grandes maisons d’éditions peuvent par la diversité de leurs domaines d’activités proposer dans le rayon Beaux-Arts des centaines de productions toutes plus alléchantes les unes que les autres pour quelques euros et plus rarement centaines.

La concurrence

Les petits éditeurs, micro éditeurs, éditeurs alternatifs, imprimeurs parfois… se disputent les quelques amateurs, collectionneurs, bibliothèques, musées, avec des prix allant de la gratuité, à des sommes dépassant toutes imaginations.
La diversité de leurs statuts commerciaux ou pas, des modes de financements, des apports et subventions, plus ou moins transparents et équitables, des intentions ou objectifs (objet de communication, exercices, profession de fois, œuvres d’arts …) rendent difficiles la compréhension ou la justification d’un prix.
Dans cette jungle, quelle(s) posture(s) adopter ? Se cacher, se montrer, jouer avec ce détail qui provoquera le déplacement du livre d’une main à l’autre.

L’éthique

Pour les produits alimentaires, les voitures, plus récemment les vêtements, une prise de conscience écologique s’est imposée, pourquoi pas pour les produits culturels, les œuvres d’arts ?
Une écologie pas seulement pensée autour de sa fabrication,
mais aussi de sa conception et de sa vente,
Vendre à tout prix, n’est-il pas une forme de gaspillage, de pollution,
Acheter moins et mieux, autrement,
Acheter collectivement pour partager faire circuler un livre dans l’esprit des bibliothèques, Permettre la juste rémunération de tous les contributeurs,
Vendre, acheter un livre pour soutenir une démarche artistique, S’intéresser à des productions plus marginales, locales,
Un objet en papier sobre et pourquoi pas sa version numérique,
Ne sont ce pas des gestes écologiques ?

Mon offre

Ce livre se présente également comme un ouvrage documentaire et réflexif d’une suite d’œuvres originales ou multiples dont les prix s’échelonnent entre 100 et 2000 €.
Dans ce propre microcosme, ce catalogue, riche de multiples reproductions soignées, y devient très accessible.
Pas tout à fait « le prix libre » (celui qui laisse à son acheteur le choix de le fixer) « le prix en suspension » suggère un prix « à la tête du client » sans déroger à la règle du prix unique :

  • 50 €, prix de vente public dans les librairies et sur le catalogue http://www.lepetitjaunais.com
  • 50% de remise aux amis
  • 30% marge du libraire
  • un bonus à valoir pour tout achat d’un « TONER », d’un « MONO-POLY » , d’une estampe IDOLL ou d’un triptyque de NOISE
  • 15 € de remise pour tout achat aux éditions Le petit jaunais (sur présentation d’un coupon)
  • 15 € le même en version numérique interactive à télécharger après paiement.

catalogue à … balles

Version numérique du cahier de 40 pages. Visuels : Nancy Sulmont-A. Philippe Cognée. Textes : Guillaume Fougerat,Benoit Decron. Conception graphique : Nancy Sulmont-A. ISBN 979-10-95283-19-5

15,00 €