POTIÈRE-CÉRAMISTE

POTIÈRE-CÉRAMISTE un enseignement à Amiens. Derrière ce titre énigmatique se cache une femme épatante, Bernadette Lhôte : elle a formé contre vents et marées des générations de potières et potiers. Elle a insufflé en toute humilité des élans, une éthique et une esthétique artistiques auprès de centaines de jeunes gens.
Jean-Marie Lhôte présente avec la rigueur objective d’un historien et la légèreté d’une écriture amoureuse, les simples cahiers d’écoliers qu’elle a rédigé pour ses élèves. Un outil de travail et une mine d’informations qui, dans l’atelier, voisinent les tours, fours, émaux et pains de terre, aussi cette bibliothèque de livres achetés grâce aux ventes des travaux des élèves, encore le petit musée, étagères où sont simplement exposées des céramiques orphelines.
Les contributions de trente sept de ses élèves ou assimilés constituent la seconde partie du livre : photos et texte forment un kaléidoscope où les terres cuites épanouissent des vies. L’émotion, la gratitude et l’admiration parsèment ces récits de cet enseignement prodigué de 1957 à 1994 et des poussières.
Ma mère Nicole Desprez, une élève de Bernadette Sulmont, toute jeune professeure de poterie, dessin, forme et couleur à l’école des beaux-arts d’Amiens, est invitée à se présenter dans ce recueil. Je l’accompagne dans ce témoignage avec la complicité de mes cinq frères et sœurs. C’est aussi l’occasion pour moi de faire un parallèle entre celle qui de loin ou de près titillent mes choix, et mon engagement dans la pratique de la lithographie.
Ainsi la phrase d’Elsa Triolet dans « L’âme » que Bernadette a noté dans un de ses cahiers fait écho à la presse à poing de mon invention.
« Quand tu apprendras à te servir de ta main… Rappelle-toi qu’il n’y a pas mieux comme outil que la main, quand on pense bien, et qu’elle est bien dirigée de là haut. C’est ça qui suit le mouvement, la mécanique. Il n’y a pas de machine qui remplace les mains, et des qui remplacent l’intelligence… Pour remplacer l’âme, il n’y en a pas encore. On a encore rien trouvé de mieux que la main c’est sûr. L’âme elle vous descend tout droit dans la main, c’est fait pour. »
Dans la foulée, j’ai proposé à Jean-Marie mes savoirs-faire dans les arts graphiques pour l’accompagner avec Jean-Pierre Cordier pendant presque deux années pour faire émerger cette « revue » au grand jour.
Il accepte avec évidence que Le petit jaunais édite ce livre, un symbole fort et un sacré rapprochement.

Ce cahier a été réalisé en 2019 par Jean-Marie Lhôte, avec le concours de Francine Anselin, Nancy Sulmont-Assié et Jean-Pierre Cordier.
Il a été imprimé sur papier glacé et relié en dos carré collé par ICN, à Orthez (64)

Le petit jaunais a intégré cette publication dans son catalogue en 2019 sous le numéro ISBN 979-10-95283-17-1

Un exemplaire a été envoyé à la Bibliothèque Nationale pour le dépôt légal. Un autre sera intégré au don des archives Nancy Sulmont-A. – Le petit jaunais, aux Archives Municipales de Nantes.

20 et une lithographies, trois histoires.

Philippe COGNÉE et Nancy SULMONT-A., Jean FLÉACA, Grégory MARKOVIC …

accompagnées de quelques commentaires.

17 janvier – 10 février 2020

« Le Bistrot à Gilles »

11 bis rue de la Bastille
44000 NANTES (Parking Nantes Aristide Briand)

Gilles Bigot dans le Bistrot à Gilles, le soir du vernissage.
Première exposition à Clavières dans les montagnes de la Margeride

ADAM & RÈVŒU

lettre de nouvelles

ADAM ET RÈVŒU en 2020
ce nouvel an chez Jean Attali, le RDV des Anne, des âmes vives, des Adame & rÈVE en partage

pour rivaliser avec les masques à oxygène, les vaporisations de ventoline, les vents orgiaques de ce personnage haut en couleur, je suis venue avec la grosse cavalerie : bidon de térébenthine, rouleaux rouge sang et noir de charbon, fluo pétillant, les poings à la presse, les ciseaux en bandoulière. Déverser les eaux pas claires au pied de la piscine, souiller le lino lézard, grainer le mobilier de marbre de sa villa Anne : aussi rupine soit-elle. merci, il s’en bat les c…

Adame & rÈVE, c’est le fruit rouge défendue de cette première journée 2020 qui en promet de fameuses autres.
vivre sa vie jusqu’au bout, cette extrême asymptote.
le vieux con a encore du zeste dans le citron et en distribue.
pas de repos pour les braves : ZZZZZZZZZZZZZ000ZZZZ00000

2020 de bon appétit.

EXPOSITION
20 et une lithographies,
trois histoires.

Philippe COGNÉE et Nancy SULMONT-A
Jean FLÉACA
Grégory MARKOVIC

Vernissage vendredi 17 Janvier 2020
de 18h à 20h
« Le Bistrot à Gilles »
11 bis rue de la Bastille NANTES  

éditions L’Odeur de l’Encre, impressions Le petit jaunais  

accès au site Le Bistrot à Gilles

  REGARDONS…  
mon dernier reportage subjectif autour
d’une exposition d’art contemporain, en un cahier de 36 pages en cours…
bientôt en vente sur le site du petit jaunais…    
accès au site Le petit jaunais
 
donc, ADAM & RÈVŒU
une perspective de collectif et de mixte média
pour cette nouvelle année à chacun        

merci de votre attention.
nancy

GUIDE-ÂME & LE REUSE

Une exposition fruit d’une suite de rencontres à la résidence les Jardins de la Chénaie.
8 novembre au 9 décembre 2019
Vernissage suivi d’un pot le 8 novembre 18h à 20h
Installation mercredi 6 novembre de 11h à 12h

A l’occasion de l’exposition « Le Reuse », sculpture de lithographies » et « Guide-âme », papiers brodés pour des auto-portaits, la résidence les Jardins de la Chénaie, a le plaisir d’inviter familles , amis, voisins et curieux à venir découvrir les œuvres réalisées par les résident.es et leurs binômes inter-générationnels.
Jérôme Valadié, coordinateur de la vie sociale et Nancy Sulmont-A. artiste du papier imprimé et sculpteure de reuse les ont accompagnés tous les mercredis d’octobre dans des ateliers de partages, d’échanges autour de pratiques artistiques.
Une invitation à une déambulation dans le hall et les différents paliers de la résidence pour retrouver les travaux de photos et d’aiguilles imaginés à partir d’une collection d’objets personnels. Les grandes et petites histoires de :
Hélène et Louise
Yvonne et Capucine
Jeanine et Chrystelle
Dominique et Pierre
Jacqueline et Nancy
Irène et Jérôme

ma particiaption à ST-ART 2019

Le salon ST-ART qui se déroule à Strabourg du 13 au 17 novembre 2019 accueille Les petits jaunais & co sur les stands A09, A13, A15 et A11

accès à la galerie de photos
sur le site Le petit jaunais

Quatre entités s’exposent dans leurs singularités :

• Stand 15 – NOISE – Philippe Cognée prête à cette occasion un échantillon de son étonnante installation « Basel 10 » pour introduire les séries d’estampes iconoclastes que nous avons développées ensemble
• Stand A13 – Librairie – Le mobilier ferrugineux de Daniel Depoutot, mettra en scène les livres d’artistes des éditions Le petit jaunais, éditions à 2€, petites estampes rares, tirages spéciaux associés à d’autres éditeurs… et mes reuses
• Stand A09 – Jean-François Assié « Bodhidharma dans le métro »
une installation de dix neuf occurrences, impressions uniques extraites de « contenus et débordements » une monographie de figures non vérifiables bâties de triangles non remarquables

• Stand A11 – Voisin, partenaire de cette aventure éditoriale, L’odeur de l’encre : cette toute nouvelle maison d’édition portée par Gilles Bigot présente son concept de design éditorial. La suite des onze « Masque » que j’ai réalisée avec Philippe Cognée est mise à l’honneur.

« contenus et débordements » deux extraits de Jean-Fraçois Assié, impressions uniques 54,8 x 76,2 cm, 2019
« TONER » Philippe Cognée Nancy Sulmont-A. techniques mixtes toner et encre lithographique sur papier vélin d’Arches 100 x 70 cm, 2018
extrait avec 25 peintures de l’installation de Philippe Cognée, « Basel 10 », 2016
« Se souvenir » par Anne Gorouben, éditions Le petit jaunais 2019
« Michel le dyspersé » par Nancy Sulmont-A. éditions Le petit jaunais 2018
« Masque » par Nancy Sulmont-A. et Philippe Cognée, impression Le petit jaunais, éditions L’Odeur de l’encre 2017

« Les défis de l’estampe contemporaine : un challenge pour les artistes, un accès pour tous à la création »

Invitée à la conférence au Palais des Congrès de Strasbourg ce jeudi 26 septembre comme Le petit jaunais, je choisi d’intervenir dans l’activation d’un avatar : le reuse.

Le reuse,
en français, un masculin féminin.
Reuz, terme breton (avec la phonétique française), feu d’artifice, bazar, bruit, tapage
En anglais, re-use. Un(e) r(e)use franglais.

Où l’on considère que l’estampe, les multiples s’expriment et se répandent par leurs nombres, leurs régénérations possibles est un nouveau destin ;
ici, la chaire de reuses.
Le reuse est une sculpture à activer (marionnette), machine amoureuse, exposition totémique, volume d’ectoplasmes pour une improbable monographie : Nancy Sulmont-A. heureuse
Certains reuses, peuvent atteindre 3 mètres de hauteur, les petits reuses se concentrent dans 20 à 30 cm.

Penser la production et la création, son usage, sa perception dans la durée.
Il renouvelle la collaboration.

Le reuse en partance.

GUIDE-ÂME

auto-portrait en marionnette

Depuis quelques années mon parcours de lithographe éditeur et imprimeur, artiste en édition m’a permis de développer des collaborations avec de nombreux artistes mais aussi des publics néophytes de toutes les générations.
Il se poursuit actuellement avec des formalisations quelque peu inattendues : les imprimés, dessins ou peintures voir textes sont façonnés en costumes de fictions qui m’habillent pour des performances.
Plus récemment j’ai créé des grandes sculptures de papier, que j’ai promené dans l’espace public au moyen de perches : des marionnettes pourrait-on dire.
J’ai pu éprouver dans des lieux tels que cité psychiatrique, supérette, résidences d’artiste, la pertinence, l’intérêt de ces objets artistiques fascinants : apparente fragilité, singularité, capacité à l’évocation, subtilité et richesses des matériaux, légèreté et sensibilité, accessibilité
Partager ce parcours et ce travail du papier et des images avec les résident.e.s et les personnel.les de la Maison de retraite Les Jardins de la Chénaie apparait comme une idée riche et joyeuse pleine de perspectives.

Les inscriptions sont closes.

Pour plus d’informations nancy@lepetitjaunais.com

ma participation au MAD #5, Paris 6,7,8/09/19 stand 23 niveau 1

les 6, 7 et 8 septembre 2019, Multiple Art Days , à l’École internationale des métiers de la culture et du marché de l’Art, IESA, Cité Griset – Oberkampf 75011 Paris

le salon des pratiques éditoriales contemporaines

je présente de la lithographie en trois dimensions avec d’exquis cadavres :

Vue par Katy Couprie

IDOLL, l’ « art contemporain » hybridé avec Philippe Cognée ; POTRIE shibari et furoshiki, porcelaines bien lithocrabouillées, ficelées et cuites avec la complicité de Bénédicte Vallet ; REUSE, les sculptures de papiers de mes archives.

LE REUSE à Machecoul

pour la pendaison de crémaillère de son nouvel atelier-maison, Jean Attali m’invite avec les sculptures de papier REUSE

le 21 juillet 2019, 24 rue de la Gare à Machecoul

Jean Attali est un artiste, peintre graveur, promoteur infatigable de la gravure. Il vient de quitter Paris-Bastille et s’installe à Machecoul. Un personnage important dans mon parcours de lithographe-volante à Paris avant même la création du petit jaunais.

par F. Boisrond, édition Le petit jaunais, 1994

Je me présente à sa nouvelle villa Anne en brandissant au bout d’une perche un Reuse gesticulant. Jean Attali m’intègre dans son exposition prévue dans 3 semaines pour l’inauguration de sa maison déjà remplie à craquer de milliers de peintures dessins gravures objets.

Un étonnant retour des choses et des personnes. Les reuses sont construites avec les archives de mes lithographies, celles là même ont souvent été dessinées et imprimées dans des lieux improbables. Dans les années 90, galerie et salons où il m’a généreusement accueillie : rue St Antoine dans le 11ème en pleine crise économique ou à l’occasion des salons du vieux papiers. Les artistes, Robert Combas en tête de gondole, Paella Chimicos ou Monique Josse bataillant avec l’encre et s’activant au dessus des paperasses…

Très touchée par cette invitation et heureuse donc de retrouver cette vieille branche et ses camarades de jeu à quelques kilomètres du petit jaunais. Je lui pique son stock de gravures à la machine, un avatar en « Pharaon » .

Paella Chimicos sera la vedette au café le Fair Play à partir du 18 juillet (avec une performance en sérigraphie le 20) et chez Joakim Attali au 19 rue de la gare.

LA PRATIQUE

La Pratique est une fabrique artistique située à Vatan dans le Berry. Cécile Loyer chorégraphe y accueille des résidences d’artistes pluridisciplinaires.

Cet été 2019, cinq artistes en invitent cinq autres pendant une semaine.

Katy Couprie m’invite ; une musicienne Myriam Pruvot (Bruxelles) travaille en bînome avec Myriam Van Imshoot, performeuse ; le chorégraphe Mickaël Phelippeau (Paris) associé à Françoise Davazoglou et sa fille Alice ; Karine Sahler présente Yasmine Boujjat ; Barbu Béjan, plasticien en solo.

L’espace du chais et ces partages de temps de travail avec mes voisins vont me permettre avec Katy de développer mes sculptures de papier, les REUSE dans des formes inattendues.

Nous mêlons nos archives de lithographies et de gravures, des dessins et peintures réalisés in situ, pour élever des volumes articulés par des soufflets en tissu, tricot, cousus de fils à la main et à la machine : six géants émergent petit à petit de ce foutoirs d’atelier improvisé.

Mes nouveaux amis se proposent pour un défilé de ces presque marionnettes.

Suspendus à des perches, ils, elles les font déambuler frétillants autour du giratoire arboré de cette ancienne entreprise. Au milieu du public. Et finalement les grands corps souples sont accrochés aux hauts plafond du chais. Introduction à la présentation des différents travaux en cours des protagonistes de cette résidence : lectures, installation de textes, impro de musique, chorégraphie, peintures murales… (le petit bonhomme de César s’est glissé dans la fête)

Densité, inspiration…